Sécurité

La Commission sécurité du centre Val-de-Loire

Délégué Régional à la sécurité  : Jean-Marie Berthin : centrevaldeloire-securite@ffvelo.fr

Délégué Départemental à la sécurité du 18 : Gérard Goudinoux : gerard.goudinoux0820@orange.fr

Délégué Départemental à la sécurité du 28 : Francis Vivier   : vivier.francis@gmail.com

Délégué Départemental à la sécurité du 36 : Jean-Claude Monnet : nemo.jc@sfr.fr

Délégué Départemental à la sécurité du 37 : Marie-José Duboel : departement37-presidence@ffvelo.fr

Délégué Départemental à la sécurité du 41 : Jean-Baptiste Pomies : jean-baptiste.pomies@outlook.fr

Délégué Départemental à la sécurité du 45 : Guy  Bruneau : guy.bruneau.2@cegetel.net

 

 La sécurité, priorité de la Fédération française de cyclotourisme

Parmi les grandes missions de la Fédération française de cyclotourisme, nous trouvons le respect de l’éthique du cycliste, et du code de bonne conduite des licenciés, mais aussi la sécurité des pratiquants.

Aujourd’hui, le partage de la route en toute sécurité n’est pas simple ! La bonne cohabitation de tous les acteurs nécessite bien sûr le respect du Code de la route mais aussi un comportement citoyen de la part de chaque usager. C’est pourquoi, la Fédération française de cyclotourisme s’est donné comme priorité pour les années à venir de mener une politique de prévention et d’information sur la sécurité routière.

Tableau des assurances 2022

 

La sécurité à la FFCT

Déclarez les défauts d’infrastructure

Déclarez les défauts d’infrastructure Téléchargez la procédure de déclaration

 

Conseils de sécurité

Les équipements obligatoires et conseillés :

 

 

 

 

 

Règlementation concernant les cyclistes.

Du nouveau pour tourner à droite.

En ville vous pourrez aller tout droit ou tourner à droite alors que le feu est rouge mais sous certaines conditions ! La mise en place de cette signalisation n’est pas automatique. C’est le maire qui décide de l’instaurer, ou non, à des intersections présentant toutes les conditions de sécurité.

Deux types de signalisation seront possibles :

– soit le feu clignotant associé au feu tricolore;

– soit le panonceau placé sur le support du feu tricolore.

Attention ! Ces nouveaux panneaux ou feux ne donnent pas tous les droits aux cyclistes ! Pour franchir le feu rouge ils devront faire preuve de prudence et respecter la priorité accordée aux autres usagers, particulièrement les piétons. N’oubliez pas, tout de même, qu’en l’absence d’une de ces deux signalisations, les cyclistes ont toujours l’obligation de respecter le feu tricolore !

Le double sens cyclable : prudence et vigilance

Le « Double sens cyclable », nouveauté évoquée à la réunion du 24 mars (lire cidessus), est avantageux pour les cyclistes de tout poil. Il raccourcit les distances et garantit la sécurité par une meilleure visibilité réciproque de tous les usagers. Il a comme définition : « rue ou voie de circulation à double sens dont une voie est réservée

aux cyclistes ». Ce principe est généralisable dans toutes les zones de rencontre et les zones 30 et applicable dans les zones 50, pas seulement en milieu urbain mais aussi dans le milieu interurbain et rural. Son application est prise par l’autorité investie du pouvoir de police et supportée par un arrêté.

Les entrées et sorties de zone doivent être matérialisées par une signalisation verticale adéquate ainsi que les rues sécantes.  Cette signalisation sera avantageusement complétée par un signalisation horizontale.

Restons néanmoins prudents et vigilants en respectant les droits des autres usagers, piétons évidemment. Et attention également

 

 

Les panneaux en général.

 

Le panneau C24a est un panneau indicatif qui indique la présence de cyclistes à contresens.

Les panneaux C24a y indiquent les conditions particulières de circulation telles que nombre de voies, sens de circulation par voie, ou indications concernant une ou plusieurs voies de la chaussée..

Ce panneau C24c s’adresse à tous les usagers, cyclistes et automobilistes compris: au prochain carrefour, la rue est à sens unique MAIS des cyclistes ont le droit de venir à contre-sens.

Les panneaux C24c y indiquent les conditions particulières de circulation telles que nombre de voies, sens de circulation par voie, ou indications concernant une ou plusieurs voies de la chaussée embranchée.

Le pânneau C107 annonce le début d’une section de route autre qu’une autoroute, réservée à la circulation automobile.

Bien que carré, ce panneau donne une interdiction de circuler aux cyclistes.

Ce panneau indique que l’accès à une piste ou à une bande cyclable est conseillé et réservé aux cycles à deux ou trois roues et indique aux piétons et aux conducteurs des autres véhicules qu’ils n’ont pas le droit d’emprunter cet aménagement ni de s’y arrêter.

La voie cyclable n’est donc pas obligatoire !

Le panneau B40 signifie la fin de la voie cyclable conseillée et réservée aux cycles à deux ou trois roues.

Ce panneau indique la fin de la réglementation édictée par le panneau C113.

Ce panneau Dv11 carré vert indique un itinéraire cyclable.

C’est un panneau informatif.

Ce panneau SC2 signale une direction conseillée aux cycles.

C’est un panneau informatif.

Panneau signalisant une impasse sauf pour les piétons et pour les vélos
Un marquage au sol signalant que vous êtes sur une piste cyclable ne vous donne pas la priorité.

Ce panneau indique l’entrée d’un tunnel où il est interdit de faire demi-tour, de s’arrêter et de stationner en dehors des emplacements d’arrêt d’urgence. Prévus à cet effet en application de l’article R. 417-10 du code de la route et où l’allumage des feux de croisement est obligatoire. 

Les cycles n’étant pas équipés de feux de croisement, c’est donc l’éclairage (phare blanc et feu rouge fixe) qui devra être allumé et le gilet de haute visibilité revêtu. Cela est d’ailleurs valable également pour tout tunnel en l’absence du panneau C 111.

 

 

 

 

Ci dessous les graphiques des déclarations d’accidents faites au cabinet Garrigues et Gomis.
74 déclarations ont été faites du 01/10/2020 au 30/09/2021 auprès de notre assureur .
Trois principales causes d’accidents sont :

  • la non-maitrise du vélo,
  • l’inattention,
  • les infrastructures,

Sachant qu’un accident n’a que très rarement une cause unique, mais une accumulation de faits. Les trois
principales causes sont intimement liées.

Les « 10 réflexes en or :

De la part du Ministère des sports, de la jeunesse, de l’éducation populaire et vie associative : les « 10 réflexes en or » qui s’adressent à tous, de l’amateur au pratiquant en club, en passant par l’éducateur. Ces règles simples ont été éditées par le club des cardiologues du sport.

Cela  semble intéressant et bien adapté en ce qui concerne la sécurité pour notre pratique.

1- Je signale à mon médecin toute douleur dans la poitrine ou essoufflement anormal survenant à l’effort. *

2- Je signale à mon médecin toute palpitation cardiaque survenant à l’effort ou juste après l’effort. *

3- Je signale à mon médecin tout malaise survenant à l’effort ou juste après l’effort.

4- Je respecte toujours un échauffement et une récupération de 10 minutes lors de mes activités sportives.

5- Je bois 3 à 4 gorgées d’eau toutes les 30 min d’exercice à l’entraînement comme en compétition.

6- J’évite les activités intenses par des températures extérieures en-dessous de –5°C ou au-dessus de 30°C et lors des pics de pollution.

7- Je ne fume pas, en tout cas jamais dans les 2 heures qui précèdent et suivent mon activité sportive.

8- Je ne consomme jamais de substance dopante et j’évite l’automédication en général.

9- Je ne fais pas de sport intense si j’ai de la fièvre, ni dans les 8 jours qui suivent un épisode grippal (fièvre – courbatures).

10- Je pratique un bilan médical avant de reprendre une activité sportive intense si j’ai plus de 35 ans pour les hommes et 45 ans pour les femmes.

* Quels que soient mon âge, mes niveaux d’entraînement et de performance, ou les résultats d’un précédent bilan cardiologique.


L’hydratation, une priorité

Les notions de physiologie se sont développées dans les milieux sportifs au cours des années 1970 et 1980, corrigeant les fautes nutritionnelles enracinées dans des croyances d’une autre époque. On sait aujourd’hui que l’eau est nécessaire et indispensable.

Il n’y a que peu d’années – mais c’était une autre époque, pour vaincre la soif, les cyclistes suçaient des noyaux de cerise ou de pruneau – que Rudi Altig en 1962 était disqualifié d’un championnat du monde pour avoir obtenu de l’eau d’un spectateur ou que De Vlaemink était sanctionné au cours du Paris-Roubaix 1977 pour avoir bu en dehors de la zone autorisée !

Pourquoi faut-il boire ?

L’eau représente le principal constituant de notre organisme soit 60 à 70 % de notre masse corporelle : un sujet de 70 kg est constitué de 42 kg d’eau. Chez l’adulte les apports nutritionnels conseillés (ANC) sont de 25 à 35 ml/kg/jour et de 1 litre par 1 000 Cal ingérées, et les pertes normales de 2 500 ml par jour (voir plus loin).

La distribution de l’eau dans l’organisme

Cette eau n’est pas figée, elle se renouvelle en permanence, justifiant des apports hydriques réguliers.

  • L’eau est présente dans les cellules (secteur intracellulaire). Représentant 50 % du poids de l’organisme, c’est le secteur le plus important, où se trouvent en solution les protéines, les éléments chimiques : phosphore (ATP, support de l’énergie) et potassium.
  • Le secteur extracellulaire représente environ 20 % du poids de l’organisme. Il se décompose en secteur intravasculaire : c’est le sang (5 %) et en secteur interstitiel (15 %). Ce dernier, constitué à 90 % d’eau, correspond à l’espace compris entre les vaisseaux sanguins et les cellules : c’est un lieu d’échanges des nutriments et des déchets.

L’eau est indispensable au niveau le plus infime de notre organisme. Les mouvements de l’eau conditionnent l’équilibre électrolytique (sodium, potassium) entre ces trois secteurs : son rôle est indispensable dans l’apport de l’énergie, le transfert et l’élimination des toxines ou des déchets (urée) produits par le fonctionnement de l’organisme.
Si vous transpirez, cet équilibre est rompu : les liquides entourant les cellules musculaires diminuent, les muscles n’auront plus le rendement attendu tant que cette masse liquidienne ne sera pas reconstituée. Au cours d’un effort, c’est le secteur intracellulaire, surtout les cellules musculaires, qui souffre le plus de la déshydratation : les fonctions physiologiques nécessitant un volume sanguin constant.
Cependant l’organisme compense une partie de ces pertes par :

  • La glycogénolyse (le glycogène constitue la forme de réserve des glucides dans l’organisme. Au moment de l’effort, le glycogène est libéré dans le sang pour être délivré aux muscles, sous forme de glucose) délivre au cours d’un effort soutenu entre 500 et 700 ml d’eau. En effet, le stockage d’un gramme de glycogène dans l’organisme nécessite trois grammes d’eau qui sont libérés au fur et à mesure de l’utilisation du glycogène.
  • L’utilisation des nutriments (glucides et lipides) pendant l’effort délivre environ 150 ml/h.

Cette production d’eau par l’organisme, est insuffisante pour pallier les pertes, surtout en cas de chaleur ou d’effort prolongé. Pertes entraînant une diminution de l’efficacité de l’effort et l’apparition de la défaillance. Le pire adversaire du sportif est bien la déshydratation !

La soif, mauvais indicateur

La déshydratation entraîne une diminution des performances et de l’endurance.

  • La transpiration a pour rôle d’abaisser la température du corps au cours de l’activité physique. Outre les 20 % d’énergie que dépense l’organisme pour maintenir ses fonctions vitales, les dépenses d’énergie liées à l’activité physique se répartissent de la façon suivante :
    – 25 à 30 % sous forme d’énergie mécanique ;
    – 60 à 75 % sous forme de chaleur.
    L’organisme est incapable de stocké cette quantité de chaleur. Celle-ci est évacuée par la production de sueur qui permet la baisse de la température de l’organisme et l’élimination des toxines.
  • La baisse de rendement est proportionnelle à la perte hydrique : une perte de 2 % entraîne une diminution du rendement de 20 % ! Ceci correspond pour un cycliste de 70 kg à une perte de 1 litre à 1,5 litre de masse liquidienne. Cette diminution de rendement est considérablement aggravée par l’élévation de la chaleur ambiante : une perte liquidienne de 4 % à 18 °C entraîne une diminution de la capacité à l’effort de 40 %, celle-ci passe à 60 % à 41 °C. À partir d’une perte de poids de 4 % des troubles apparaissent : baisse de la pression artérielle et du débit cardiaque, augmentation de la fréquence du rythme cardiaque, hausse de la température de l’organisme en raison de la diminution du débit sanguin cutané. Le moteur chauffe !
  • Une compensation insuffisante de perte hydrique peut entraîner une fatigue importante, un coup de chaleur, des accidents musculaires et tendineux, des calculs urinaires, une insuffisance rénale. La sensation de soif est un très mauvais indicateur de l’état de déshydratation : elle apparaît alors que la déshydratation atteint 1 % du poids corporel.
  • Une perte de 10 % de la masse corporelle peut provoquer une perte de connaissance, éventuellement la mort.
  • Le sportif doit compenser les pertes hydriques : donc boire avant, pendant, après l’activité sportive et dans la phase cruciale de récupération.

Les apports

Ceux-ci doivent correspondre aux pertes. La ration hydrique est proportionnelle à l’apport calorique : une calorie nécessite l’apport d’un millilitre d’eau, une ration quotidienne de 2 500 calories nécessite 2,5 litres d’eau et bien davantage chez un sportif en activité. Deux sources existent :

  • la boisson (1 200 ml) et les aliments (1 000 ml ; exemple : une pomme apporte 84 % d’eau) ;
  • l’eau endogène (300 ml) synthétisée par l’organisme au cours de réactions d’oxydation et métaboliques, liées à la digestion et au fonctionnement de l’organisme.

Les pertes

Les pertes normales sont d’environ 2 500 ml par jour :

  • la diurèse (urines) qui est adaptable, entre 1 000 et 1 500 ml ;
  • la perspiration : 400 ml ;
  • la respiration, environ 500 ml ;
  • les pertes digestives (selles) d’environ 100 à 200 ml.

Peuvent s’y ajouter des pertes :

  • pathologiques, le plus souvent d’origine digestive (diarrhée), fièvre ;
  • liées à l’activité ou à la météorologie :
    – cutanée : la sueur éliminant la chaleur
    produite au cours de l’activité en s’évaporant ;
    – respiratoire ;
    – thermique et humidité ambiante.

Ces pertes se constatent après l’effort par :

  • la perte de poids : se peser avant, après la randonnée,
  • la couleur foncée des urines (bilirubine),
  • une hypotension artérielle, la persistance d’une tachycardie,
  • une sécheresse de la peau : traits tirés, cernes, maintien du pli cutané.

Les besoins en eau : les différents éléments

  • L’intensité de l’activité physique, l’ensoleillement, l’humidité, la chaleur ambiante, le sens du vent jouent un rôle dans la régulation de la température corporelle donc des besoins hydriques. Si le vent est contraire, l’air humide et chaud, la randonnée dépasse 2 heures, les besoins hydriques augmentent, les mécanismes de régulation de la température corporelle se mettent au diapason. En l’absence de ces mécanismes, la température de l’organisme augmenterait de 1 °C toutes les 2 à 3 minutes. Impensable ! La production de 50 Cal (1 Cal = 1 000 cal) élève la température du corps de 1 °C.
  • Les mécanismes de régulation maintiennent une température interne du corps aux environs de 39 °C/40 °C en produisant une grande quantité de sueur. Un sujet entraîné produit davantage de sueur qu’un rouleur débutant ou irrégulier. Environ 600 Cal sont évacuées pour chaque litre de transpiration excrétée, l’évaporation refroidit la peau donc le sang qui l’irrigue. D’où l’utilité de porter des vêtements adaptés, de couleur claire, de s’asperger la nuque par canicule.
  • Les besoins en eau sont considérablement augmentés en fonction, de l’intensité et de la durée de l’effort, des conditions climatiques : plus il fait chaud plus il faut boire afin de maintenir constante la température interne de l’organisme.
    Ne faites pas comme Philippidès, le célèbre coureur de la bataille de Marathon, mort d’épuisement et sans doute déshydraté. Buvez régulièrement au cours de vos randonnées, par petites gorgées, 10 à 15 cl toutes les 15 à 20 minutes, une boisson à 15 °C environ pour faciliter la vidange gastrique ou à température ambiante. Cet apport devrait compenser toute l’eau perdue. Mais souvenez-vous, malheureusement la soif est un très mauvais indicateur de l’état de déshydratation. Nous ne compensons qu’une partie des pertes hydriques. Il faut boire avant d’avoir soif.

Par Jean-Luc Langeron, Médecin de la ligue Pays de la Loire, Membre de la commission Sport-santé
Article publié dans la revue Cyclotourisme n° 626 de juillet-août 2013


 

 

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